Fin du support Windows 10 : changements pour les PME en 2026
Le support s’est arrêté, les postes continuent de fonctionner
Windows 10 n’est plus supporté depuis le 14 octobre 2025. C’est une date de fin de support, pas une date d’arrêt de fonctionnement : les postes démarrent encore, se connectent, impriment et lancent les applications habituelles. C’est précisément ce qui rend la situation trompeuse : rien ne signale visuellement le problème, alors que l’exposition aux failles augmente chaque mois sans correctif standard, sans qu’aucun indicateur interne ne le rende visible avant qu’un incident ne survienne.
Un parc mondial encore largement sur Windows 10
Les statistiques de début 2026 montrent que la transition est loin d’être terminée, ce qui confirme que le sujet reste d’actualité pour de nombreuses entreprises. Selon les sources, Windows 10 représente encore entre un quart et environ 40 % du parc mondial début 2026 (autour de 26 % pour StatCounter, plus de 41 % pour d’autres mesures fin 2025), contre plus de 80 % à son pic. L’écart entre ces chiffres importe finalement moins que le constat commun : des centaines de millions de postes tournent encore sur un système désormais privé de correctifs de sécurité standard.
| Indicateur | Donnée observée |
|---|---|
| Part de marché Windows 10 début 2026 | environ 26 à 41 % selon les sources |
| Part de marché Windows 11 début 2026 | désormais majoritaire |
| Pic historique de Windows 10 | plus de 80 % |
| Postes encore concernés dans le monde | plusieurs centaines de millions |
Beaucoup d’organisations ont opté pour des plans de migration progressifs qui s’étendent jusqu’en 2026, voire 2027, en s’appuyant sur les Extended Security Updates pour gagner du temps. Ce n’est pas une anomalie isolée : c’est la situation de fait d’une part significative des parcs professionnels, ce qui ne change rien au niveau de risque individuel de chaque entreprise concernée.
Ce que « fin de support » signifie concrètement
- Plus de correctifs de sécurité dans le canal standard.
- Plus de nouvelles fonctionnalités ni de corrections fonctionnelles ordinaires.
- Des éditeurs tiers qui réduisent progressivement leurs tests sur Windows 10.
- Des risques accrus côté assurance cyber, conformité et exigences clients.
- Une dépendance possible au programme ESU (Extended Security Updates), payant et limité dans le temps, si la migration ne peut pas être terminée immédiatement.
Les options réalistes en 2026
Migrer vers Windows 11. C’est la trajectoire cible pour la majorité des postes compatibles. Elle suppose de vérifier TPM 2.0, processeur, mémoire, stockage, pilotes, chiffrement et applications métiers.
Remplacer les postes incompatibles. Une partie du parc Windows 10 ne répond pas aux exigences Windows 11, en particulier sur le TPM 2.0 et la génération du processeur : le matériel le plus ancien échoue aux vérifications de compatibilité. Dans ce cas, il vaut mieux planifier un renouvellement par lots plutôt que multiplier les exceptions.
Utiliser l’ESU comme filet temporaire. Les Extended Security Updates peuvent être utiles pour quelques postes bloqués par une contrainte métier, mais elles ne doivent pas devenir une stratégie de long terme. Elles achètent du temps, pas une modernisation.
Isoler les postes qui ne peuvent pas migrer. Pour une machine industrielle, un logiciel ancien ou un équipement spécifique, il faut réduire l’exposition : segmentation réseau, comptes limités, journalisation, sauvegarde, accès contrôlés et plan de remplacement.
Pourquoi 2026 est l’année où ça se joue
Beaucoup d’entreprises ont repoussé la migration en se disant « ça marche encore ». Le problème, c’est que plus le parc vieillit sans correctif standard, plus la migration devient urgente plutôt que planifiée. Avec encore plusieurs centaines de millions de postes sous Windows 10 dans le monde début 2026, la fenêtre de rattrapage se réduit, et les entreprises qui attendent s’exposent à une pression croissante sur les prix et les délais des prestataires au fur et à mesure que l’urgence collective monte.
Ce que l’ESU couvre vraiment, et ce qu’elle ne couvre pas
Le programme Extended Security Updates mérite d’être compris précisément avant d’en faire une stratégie, même temporaire. L’ESU fournit uniquement des correctifs de sécurité critiques et importants, sans nouvelle fonctionnalité ni correction de bug non lié à la sécurité. Elle ne restaure pas non plus le support technique standard de Microsoft pour les problèmes de compatibilité ou de performance. Pour une entreprise, cela signifie qu’un poste sous ESU reste protégé contre les failles les plus graves, mais continue d’accumuler une dette technique invisible : pilotes non mis à jour, incompatibilités croissantes avec les logiciels tiers récents, absence des améliorations de sécurité structurelles introduites dans les versions plus récentes de Windows.
Tous les postes ne migrent pas de la même façon
Un audit de compatibilité préalable permet de distinguer les postes migrables, les postes à remplacer et les cas particuliers. Cette étape évite de découvrir les blocages poste par poste, en pleine migration. Elle permet aussi d’anticiper les impacts utilisateurs : profils, logiciels, imprimantes, VPN, chiffrement, droits locaux, accès fichiers et outils métiers.
Planifier plutôt que subir
Une migration de parc bien planifiée limite fortement l’impact : sauvegarde systématique, migration par lots, validation applicative, communication aux utilisateurs et restauration des profils. Pour les parcs plus volumineux, une image master ou un déploiement automatisé permet d’accélérer le passage à Windows 11 (voir notre article sur le déploiement par image master).
Migrer, une occasion à ne pas gâcher
Une migration de parc est contraignante, mais elle ouvre une fenêtre rare : celle de remettre à plat sa gestion informatique. Tant qu’on intervient sur chaque poste pour le faire passer sur Windows 11, autant en profiter pour poser les bases d’une administration plus saine, plutôt que de reproduire à l’identique une organisation vieillissante. C’est le bon moment pour inscrire les postes dans un outil de gestion centralisée, appliquer un socle de sécurité homogène et standardiser les configurations une fois pour toutes.
Beaucoup d’entreprises saisissent d’ailleurs l’occasion pour basculer vers une gestion cloud de leur parc, via Microsoft 365 et Intune, qui évite de refaire ce travail manuellement au prochain renouvellement (voir notre article sur la gestion de parc sans DSI interne). La migration cesse alors d’être une simple mise à jour subie pour devenir un investissement de modernisation, dont les bénéfices se prolongent bien au-delà du passage à Windows 11.
Ne pas attendre l’incident pour agir
Le vrai risque de la fin de support n’est pas immédiat, il est cumulatif. Chaque mois passé sur un système sans correctif standard élargit la surface d’attaque, et le jour où survient un incident, l’entreprise découvre souvent en même temps que son assurance cyber rechigne à couvrir un parc obsolète et que ses clients attendaient une conformité qu’elle n’avait pas. À cela s’ajoute une pression économique : plus l’échéance collective se rapproche, plus la demande afflue chez les prestataires, avec des délais qui s’allongent et des prix qui montent. Migrer tôt, c’est choisir son calendrier plutôt que le subir. À l’inverse, migrer dans l’urgence, sous la double contrainte d’un incident et d’un marché saturé, cumule le stress, le surcoût et les décisions prises à la hâte.
Nous proposons une migration Windows 11 et modernisation de parc avec audit de compatibilité préalable, des paliers de prix selon la taille du parc, et la possibilité de démarrer par un audit seul. Contactez-nous pour faire le point sur votre parc.
Sources : Computerworld, Windows 10’s market share is more than hanging in there · Microsoft Lifecycle, Windows 10 Home and Pro
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